samedi 28 mars 2020
'La ressemblance ne fait pas tant un...
mardi 3 juillet 2018
vendredi 27 avril 2018
Eloge du copiste
[Antoine Berman cite ce fragment dans son lumineux commentaire de "La tâche du traducteur" (L'Âge de la traduction, Presses Universitaires de Vincennes), traçant p.104, entre le geste de copier et celui de traduire une analogie : "non reproduire passivement le paysage figé d'une œuvre, mais le 'copier' et, dans cet acte de re-duplication, révéler ce que Benjamin appelle sa 'force', et qui est son état de mouvement originel".]
lundi 19 février 2018
Une parenté d'oreille
vendredi 19 février 2016
mercredi 7 octobre 2015
Manhattan espace buccal
Une leçon de poésie pour aujourd’hui.
Thomas Kling, Manhattan espace buccal, Editions Unes, traduit par Aurélien Galateau, 2015.
samedi 18 juillet 2015
Recontextualisation — Monostiche
"L'obscurité tombe comme un couteau sur la Grèce."Virginia Woolf, La Chambre de Jacob, Chapitre XIII, Folio Classique, p. 277.
jeudi 23 octobre 2014
Ève
❝ Dans la pénombre, sa voix était plus rauque et plus chaude que sous les ampoules nues du café de Don Miguel.
Je n'imagine pas, songeai-je, que l'Ève du petit Cranach pût posséder une voix différente.
D'ailleurs, Cranach le Vieux serait un nom idéal pour un volcan éteint. ❞
Emmanuel Hocquard, Aerea dans les forêts de Manhattan, roman, P.O.L, 1985, p. 153.
samedi 18 octobre 2014
Diviser sa vie
Charles Reznikoff, Sur les rives de Manhattan, traduction Eva Antonnikov, Éditions Héros-Limite, p. 221-222.
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| Couverture de l'édition originale, 1930 |
samedi 19 juillet 2014
Damage Control
"Un déplacement et un processus parallèle existent entre l'homme et les objets qu'il fabrique. L'homme, comme les objets qu'il fabrique, est lui-même le résultat de processus de transformation. Il n'est donc pas difficile de comprendre comment, de même qu'un matelas ou tout autre objet fait de main d'homme est affranchi de et transcende sa forme logiquement déterminée à travers la destruction, un artiste, conduit par des associations et des expériences résultant de la destruction d'objets faits de main d'homme, est lui aussi affranchi de et transcende son Moi logique."
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| Raphael Montañez Ortiz, Piano Destruction Concert, MUDAM Luxembourg, le 11 juillet 2014. |
dimanche 15 juin 2014
Une journée entre les livres
Le bouclier de Persée
❝ J'eus pourtant deux sujets de satisfaction : la grammaire (le jeu des règles syntaxiques) et la poésie qui semblait une espèce de petite langue domestique à l'intérieur de la langue générale.
Une surface réfléchissante peut-être, qui capte d'étranges reflets. Elle ne fait sûrement pas voir les choses elles-mêmes comme la transparence d'une vitre, ni leurs images à à la manière d'un miroir, ni le passé à la façon de la mémoire, mais une superposition des énigmes : les images des choses réfléchies en même temps que le lieu du reflet. La beauté de Méduse dans le bouclier de Persée.❞Emmanuel Hocquard, Un privé à Tanger, Flammarion, collection Points Poésie, p. 78.
lundi 9 juin 2014
The Manner Music
Charles Reznikoff, Le Musicien, traduit par Emmanuel Hocquard et Claude Richard, POL, 1986.❝ La musique de Jude Dalsimer faisait plutôt penser au bruit du vent dans les arbres ou, plus précisément encore, au bruit du vent s'engouffrant dans une rue par une soirée d'avril, secouant les fenêtres et faisant grincer les enseignes des boutiques ; au bruit des vagues brisant sur le sable et parmi les rochers quand aucun baigneur n'oserait s'aventurer dans une eau aussi froide ; et, tout d'un coup — comment dire ? —, c'était le chant d'un oiseau, mais non pas un chant ou un doux pépiement mais le chant s'élevant d'un arbre fourmillant d'oiseaux ou d'une prairie couverte d'oiseaux — d'oiseaux qui chantaient et chantaient encore et, bien que certaines notes auraient pu être décrites par les adjectifs 'strident' ou même 'discordant', aucune, par contraste, n'aurait pu être qualifiée de 'douce'.❞
samedi 8 février 2014
Aléas
dimanche 5 mai 2013
Und der Himmel wird wie eines Malers Haus,
Friedrich Hölderlin
Et le ciel devient comme la maison d'un peintre,
(Traduction de Roger Dextre, in Friedrich Hölderlin, Carrières de grève, Éditions COMP'ACT).
dimanche 14 février 2010
L.W.
samedi 31 octobre 2009
An Ordinary Evening in New Haven
"Épargnez-moi, je vous prie, les notes biographiques, écrivait le poète américain Wallace Stevens au directeur de la revue The Dial en 1922. Je suis un homme de loi et j'habite à Hartford. Mais de tels faits ne sont ni amusants ni révélateurs". Tout au plus pourra-t-on faire remarquer, avec Serge Fauchereau (Lecture de la poésie américaine) que "d'un point de vue littéraire, le seul fait remarquable de cette vie est que tout y arriva relativement tard". En effet, Harmonium, le premier recueil, paraît en 1923, alors que son auteur est âgé de 43 ans. De son côté, Pierre-Yves Pétillon (Histoire de la littérature américaine, 1939-1989) se plaît à établir un parallèle entre le poète et le romancier Henry James : pour l'un comme pour l'autre, suggère-t-il, l'efflorescence tardive de l'oeuvre fut la plus somptueuse. À partir de 1937, Wallace Stevens compose une série de longues méditations qui feront tout simplement de lui un poète majeur de la littérature américaine depuis les origines : Notes toward a Suprem Fiction (1942), The Owl in the Sarcophagus (1947) et An Ordinary Evening in New Haven (1949) dont nous proposons maintenant un extrait :
"Suppose these houses are composed of ourselves,/ So that they become an impalpable town, full of/ Impalpable bells, transparencies of sound,/
Sounding in transparent dwellings of the self,/ Impalpable habitations that seem to move/ In the movement of the colors of the mind,/
The far-fire flowing and the dim-coned bells/ Coming together in a sense in which we are poised,/ Without regard to time or where we are,/
In the perpetual reference, object/ Or the perpetual meditation, point/ Of the enduring, visionary love,/
Obscure, in the colors wheter of the sun/ Or mind, uncertain in the clearest bells,/ The spirit's speeches, the indefinite,/
Confused illuminations and sonorities,/ So much ourselves, we cannot tell apart/ The idea and the bearer-being of the idea."
Wallace Stevens, An Ordinary Evening in New Haven, II, in Collected poetry and prose, The Library of America, p.397-398.
En français, on pourra notamment lire : Harmonium et Avant de quitter la pièce, aux éditions José Corti, ainsi que Idées de l'ordre, à l'Atelier La Feugraie, dans une traduction de Claire Malroux.
vendredi 23 octobre 2009
Espace du livre
"Dans cette traversée toute intérieure aux livres, ce sera déjà sentir la main s'ouvrir et se fermer. Chaque poème est inséré dans une histoire qui se meut. Captif d'un volume invisible, il en subit l'expansion, l'étirement, le cercle. Le mouvement s'ouvre et s'enferme progressivement dans une spirale. Contrainte aléatoire, implacable, qui fait sentir les qualités tactiles du livre, le poids du temps, les pliements de l'espace. " (Michèle Cohen-Halimi, Figuren, Eric Pesty Editeur, 2009 - incipit)L'espace qui s'ouvre et se ferme à mesure que se meut chaque élément parmi les autres, créant son propre espace dans le livre, les "bords" de celui-ci, tout en subissant ses limites, pourtant en extension à mesure. Le lieu de la lecture, de l'expérience, à la fois quotidienne, tactile, prosaïque, et d'une profonde abstraction. Voilà qui donne envie de se replonger dans la tétralogie de Claude Royet-Journoud.
Jeu: remplacer "livre" par "ville".
jeudi 1 octobre 2009
Tire ta langue





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