Pieve di Soligo, le 30 septembre 1991
Chère L,
Chère L,
Depuis longtemps je n'avais lu une oeuvre aussi équilibrée et follement-calmement libre que la tienne sur les Lunes de Hvar. Tout y naît du mystère toujours renouvelé des couleurs et des lumières qui dictent aussi les personnages et les tressent au pays, en font des figurines pour tout ressaisir - psychè, visages, brindilles - dans un mouvement (précisément) paradisiaque qui devient quiétude très haute. Moments où je lis presque une Virginia Woolf libérée et guérie sans perdre en finesse douloureuse (dolente) de pénétration et de révélation.
Andrea Zanzotto à Lalla Romano
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